Aramis Auto peut séduire par ses prix attractifs, mais les délais d’immatriculation, les soucis de SAV et l’impossibilité de négocier refroidissent plus d’un acheteur. Avant de vous engager, vérifiez chaque document, inspectez le véhicule à la remise, et préparez-vous à un suivi client parfois lent voire absent.
Prix non négociables, même avec justificatifs
Chez Aramis Auto, le tarif affiché est définitif, sans aucune marge de manœuvre.
Même si vous trouvez un modèle équivalent à un tarif inférieur ailleurs, il est inutile d’espérer un ajustement. Plusieurs acheteurs ont tenté de faire valoir des annonces concurrentes, devis ou véhicules similaires : les critères changent en cours d’échange, ou ne sont simplement pas pris en compte.
Cela crée une frustration immédiate pour celles et ceux qui espéraient une remise ou une reprise plus généreuse.
Dans les concessions traditionnelles, la discussion est possible, même minime… ici, aucune flexibilité.
Retards d’immatriculation qui paralysent l’usage du véhicule
Certains clients attendent plus de 4 mois leur carte grise définitive, ce qui empêche toute utilisation légale du véhicule.
La cause vient d’une gestion floue des importations, notamment pour les voitures venant d’Espagne. Tant que le certificat de conformité (COC) n’est pas transmis à l’administration, aucune immatriculation n’est possible.
Vous vous retrouvez alors avec une voiture stationnée… mais inutilisable.
Pour éviter ce piège, exigez des délais écrits clairs sur l’immatriculation et refusez tout paiement complet avant validation de la carte grise.

Défauts visibles dès la livraison malgré les “200 points de contrôle”
Certains véhicules reconditionnés arrivent avec des problèmes mécaniques ou visuels évidents. Hayon électrique bloqué, crémaillère tordue, câblage de recharge endommagé sur véhicule électrique, voire pneus datant de près de 10 ans… autant de cas concrets signalés par des acheteurs.
Ces soucis passent à travers les soi-disant contrôles rigoureux mis en avant.
Avant de valider la réception du véhicule, prenez le temps de tout inspecter vous-même, y compris sous la voiture, et n’hésitez pas à faire appel à un garagiste de confiance.
SAV peu réactif et manque de coordination entre les services
Une fois le véhicule livré, obtenir une prise en charge peut devenir un véritable parcours du combattant. Dossiers qui stagnent, mails sans réponse, relances multiples, et interlocuteurs différents selon la nature du problème.
En cas de litige, vous êtes souvent renvoyé d’un service à l’autre, sans solution claire. Même lorsqu’une expertise indépendante confirme un défaut (comme un vice caché moteur), Aramis peut refuser la réparation ou rejeter la garantie, ce qui oblige à engager des procédures longues ou coûteuses.
Pour limiter les dégâts, documentez tout par écrit dès le premier contact.
Garantie commerciale avec de nombreuses exclusions
La garantie de 12 mois, bien qu’affichée comme un avantage, couvre en réalité peu de pièces, en particulier celles dites “d’usure”. Freins, suspensions, batterie, embrayage, etc., peuvent être exclus dès les premiers kilomètres.
Si vous ne passez pas par un garage agréé, même pour une simple révision, la prise en charge peut être refusée. Certains clients se sont retrouvés avec des réparations de plusieurs milliers d’euros à régler eux-mêmes, malgré une garantie active.
Demandez toujours une liste écrite des exclusions et conservez les factures d’entretien.

Reprises revues à la baisse au dernier moment
Lorsqu’un véhicule est repris par Aramis, l’estimation initiale est souvent revue à la baisse lors du passage en agence.
Même avec un historique limpide et peu de kilomètres, une simple rayure ou une option non reconnue suffit à faire chuter la valeur de plusieurs centaines d’euros.
Cela agace énormément les clients, qui pensaient avoir verrouillé le montant.
Si vous envisagez une reprise, faites d’abord estimer votre véhicule ailleurs pour avoir une base de comparaison.
Livraison express… parfois trop express
La promesse de livrer en 24h peut séduire, mais elle engendre aussi des erreurs.
Véhicules livrés sans nettoyage approfondi, équipements manquants (comme les tapis), ou présentation du véhicule bâclée. Dans certains cas, il faut retourner plusieurs fois à l’agence pour récupérer les éléments oubliés.
Cela ajoute du stress dans une période où vous espériez de la fluidité.
Pour éviter cela, demandez un inventaire détaillé du contenu du véhicule à la remise.
Communication floue sur l’origine des véhicules
Un certain flou persiste autour des modèles dits “zéro km” ou “provenance étrangère”.
Plusieurs clients ont découvert a posteriori que leur véhicule était déjà immatriculé dans un autre pays, ou concerné par des rappels constructeur jamais effectués.
Cela peut poser problème en cas de panne ou de revente.
Demandez le pays d’origine exact, la date de première immatriculation réelle, et vérifiez si des rappels sont en cours directement sur le site du constructeur avant de signer.

Documents administratifs envoyés en décalé
Certains clients reçoivent le certificat de cession daté de plusieurs semaines avant la livraison, ce qui crée une incertitude juridique : à qui appartient réellement le véhicule entre-temps ?
En cas de sinistre avant la remise des clés, les responsabilités sont floues, et la situation peut devenir complexe à gérer avec les assurances.
Demandez que la cession soit datée le jour de la livraison pour éviter ce type de malentendu.
Questions fréquentes
Aramis Auto livre-t-il vraiment en 24h ?
Uniquement sur certains modèles en stock et selon l’heure de validation du dossier. En pratique, de nombreux acheteurs signalent des retards de plusieurs jours, voire semaines. Demandez toujours une confirmation écrite du délai.
La garantie Aramis couvre-t-elle vraiment tout ?
Non. De nombreuses pièces dites « d’usure » sont exclues. Lisez les conditions générales en détail, notamment les exclusions spécifiques et les obligations liées aux garages agréés.
Peut-on faire baisser le prix d’un véhicule ?
Non. Aramis applique une politique de prix fixe, sans négociation possible, même avec une offre concurrente plus basse ou des arguments valables.
Que faire en cas de litige avec Aramis ?
Commencez par envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception. En cas d’échec, vous pouvez saisir le médiateur de la consommation ou contacter une association comme UFC-Que Choisir.
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