Passer son permis de conduire, c’est affronter une épreuve notée sur un barème précis. Beaucoup de candidats se présentent à l’examen sans vraiment connaître le nombre de points requis pour valider leur examen pratique, ni comment ces points sont calculés. Pourtant, comprendre la grille d’évaluation change la façon dont on se prépare. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le score minimum, les critères notés et les règles qui font la différence entre un succès et un recalage.
Le système de notation de l’examen pratique du permis B
L’épreuve pratique du permis de conduire n’est pas notée sur 20 comme à l’école. Elle repose sur une grille d’évaluation standardisée composée de plusieurs compétences, chacune associée à un nombre de points défini. Le total maximal atteignable est de 31 points, dont 2 points bonus.
Chaque critère est évalué sur une échelle allant de 0 à 3, ou avec la mention E (éliminatoire) dans certains cas. L’inspecteur du permis de conduire note le candidat en continu pendant toute la durée du trajet, généralement entre 30 et 45 minutes. La notation n’est donc pas binaire : elle reflète la régularité et la qualité globale de la conduite observée.
La grille se découpe en quatre grandes compétences :
- La connaissance et la maîtrise du véhicule : installation, vérifications, manipulation des commandes.
- Appréhender la route : prise d’informations, maîtrise de l’allure, positionnement.
- Le partage de la route : communication, respect des autres usagers, réglementation.
- Autonomie et conscience du risque : capacité à anticiper, à adapter sa conduite sans assistance.
Cette structure vise à évaluer un conducteur complet, pas uniquement quelqu’un capable d’exécuter des manœuvres sans erreur visible. L’inspecteur observe aussi bien les automatismes que la réactivité face aux situations imprévues.
Combien de points faut-il pour réussir le permis de conduire ?
Le seuil de réussite est fixé à 20 points minimum sur 31 pour le permis B. Ce chiffre est valable depuis la réforme de la grille d’évaluation. En dessous de ce score, le candidat est recalé, même s’il n’a commis aucune faute grave.
Les 2 points bonus inclus dans le total de 31 points peuvent être attribués si le candidat fait preuve d’une conduite particulièrement souple, économique et attentive à l’environnement. Ils ne sont pas systématiques et ne compensent pas une note insuffisante sur les critères obligatoires.
Pour le permis moto, la logique est similaire mais les seuils diffèrent. L’examen de circulation (ETM ou plateau selon la catégorie) est noté sur 27 points, et le candidat doit obtenir au moins 21 points pour valider l’épreuve. Certaines compétences pèsent jusqu’à 3 points dans ce barème, ce qui en fait des critères déterminants.
Pour le permis poids lourd ou le permis D (transport en commun), les grilles sont adaptées aux spécificités de chaque catégorie, mais le principe reste identique : un score plancher à atteindre, sans faute éliminatoire.
Les fautes éliminatoires : ce qui provoque un échec immédiat
Atteindre le score de 20 points ne suffit pas si le candidat a commis une faute éliminatoire. Ce type d’erreur entraîne un échec automatique, quel que soit le total accumulé sur le reste de l’épreuve.
Les principales fautes éliminatoires au permis B incluent :
- Mettre en danger un autre usager : piéton, cycliste, véhicule croisé ou suivi.
- Griller un feu rouge ou un panneau stop sans ralentissement ni vérification préalable.
- Refus de priorité manifeste, notamment en intersection ou sur voie prioritaire.
- Une intervention de l’inspecteur pour éviter un accident (freinage d’urgence ou prise du volant).
- Un comportement dangereux répété sur plusieurs situations différentes du trajet.
Ces erreurs sont codifiées dans la grille sous la mention E. Dès qu’une case E est cochée, l’examen est considéré comme défavorable, indépendamment des points obtenus. C’est pourquoi la régularité et le contrôle du comportement en conduite priment sur la performance technique isolée.
Un résultat défavorable à la grille ne signifie pas nécessairement un manque de compétences : parfois, un seul moment d’inattention suffit. L’enjeu est autant mental que technique.
Le permis à points après l’obtention : capital, pertes et récupération
Une fois le permis obtenu, un autre système de points entre en jeu : le permis à points. Il ne faut pas confondre les points de l’examen avec ce capital de conduite. Il s’agit de deux mécanismes totalement distincts.
Le permis probatoire démarre avec 6 points. Ce capital augmente progressivement : 3 points supplémentaires sont crédités à la fin de chaque année sans infraction, jusqu’à atteindre le plafond de 12 points (généralement au bout de 2 à 3 ans selon le parcours suivi).
Les infractions au code de la route entraînent des retraits de points, dont le nombre varie selon la gravité :
- 1 point retiré pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h.
- 2 à 3 points pour une alcoolémie entre 0,5 et 0,8 g/l ou un usage du téléphone au volant.
- 6 points retirés pour conduite en état d’ivresse manifeste ou grand excès de vitesse.
La récupération de points est possible via un stage de sensibilisation à la sécurité routière, qui permet de regagner jusqu’à 4 points, dans la limite du capital maximum. Ce stage peut être suivi volontairement ou imposé dans certains cas. Pour vérifier son solde exact, le service en ligne de l’ANTS permet une consultation rapide et gratuite.
FAQ : questions fréquentes sur les points du permis
Combien de points pour avoir le permis en 2026 ?
Pour le permis B, il faut obtenir au moins 20 points sur 31 lors de l’épreuve pratique, sans commettre de faute éliminatoire. Pour le permis moto, le seuil est de 21 points sur 27. Ces seuils sont inchangés en 2026.
Combien de points pour avoir le code de la route ?
L’épreuve théorique générale (ETG), communément appelée le code, comporte 40 questions. Le candidat doit obtenir au moins 35 bonnes réponses pour valider l’épreuve. En dessous de ce score, l’examen est considéré comme échoué.
Quelles sont les fautes éliminatoires au permis B ?
Les fautes éliminatoires sont celles qui mettent en danger autrui : griller un feu rouge, refuser une priorité, provoquer l’intervention de l’inspecteur ou adopter un comportement dangereux répété. Elles annulent tous les points obtenus par ailleurs.
Comment avoir le permis de conduire du premier coup ?
La clé est de maîtriser les compétences notées dans la grille d’évaluation, pas seulement les manœuvres. Il faut travailler l’anticipation, le respect des règles et l’autonomie de conduite. Les heures de conduite accompagnée (AAC) augmentent significativement les chances de succès dès le premier passage.
Quand passe-t-on de 6 à 12 points sur son permis ?
Avec un permis probatoire, 3 points sont ajoutés après chaque année sans infraction. Sans la conduite accompagnée, le capital atteint 12 points au bout de 3 ans. Avec l’AAC, ce délai est réduit à 2 ans.
Ce qu’il faut retenir sur le barème du permis
Comprendre le barème de l’examen pratique, c’est mieux cibler sa préparation. Le score de 20 points minimum sur 31 reste le seuil universel pour le permis B, mais ce chiffre ne raconte pas toute l’histoire : une seule faute éliminatoire suffit à invalider une épreuve autrement réussie.
Que ce soit pour le permis voiture, le permis moto ou le permis poids lourd, la logique reste la même : atteindre un score plancher tout en évitant les erreurs rédhibitoires. Et une fois le précieux sésame obtenu, le capital de 12 points du permis à points devient le nouvel enjeu à préserver sur la route.
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